DZ Bank a abaissé vendredi sa recommandation sur Hugo Boss, conseillant aux investisseurs de conserver leurs titres contre "achat" auparavant, avec une valeur intrinsèque fixée à 42 euros, à la fois en raison des manoeuvres actionnariales entreprises par son actionnaire principal, le britannique Frasers Group, et d'un redressement qui s'annonce graduel.
Dans une note de recherche, l'intermédiaire financier qualifie la stratégie de Frasers Group de "rachat discret à prix cassé", jugeant que l'offre de rachat formulée à un prix de 38 euros par action vise stratégiquement à se dispenser de l'obligation légale de lancer une OPA obligatoire au-dessus du seuil des 30%.
Malgré un prix jugé faible, DZ Bank juge probable que Frasers franchisse le seuil des 30% du capital, s'affranchissant ainsi durablement de la contrainte d'une OPA obligatoire.
Vers un redressement graduel et prolongé
Les analystes se montrent par ailleurs sceptiques quant à l'émergence d'une bataille boursière à court terme. Selon eux, l'hypothèse d'une contre-offre ou d'une montée agressive au capital de la part de la famille Marzotto, autre actionnaire historique de la marque allemande, constituerait une véritable surprise.
De la même manière, une prise de contrôle totale et rapide par Frasers Group demeure peu probable à ce stade, soulignent-ils.
Sur le plan opérationnel, la banque germanique rappelle que la maison de mode traverse actuellement une profonde phase de restructuration, ce qui l'amène à miser sur une transition prolongée, signifiant que le retour à une croissance solide du chiffre d'affaires et à une amélioration des marges opérationnelles (Ebit) ne se matérialiseront pas avant l'exercice 2027.
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